Alors qu’il prépare sa prochaine exposition à Monaco, le peintre hongrois Anton Molnar nous livre sa vision de l’art et de son travail.
Comment avez-vous découvert le monde de la peinture ?
J’ai commencé à peindre des aquarelles dès l’âge de 3 ans ! Tout petit, je voulais devenir peintre ou musicien : je peignais déjà et j’avais l’« oreille absolue », parfaite pour le violon ! Mes parents m’ont laissé le choix et je l’ai fait très rapidement. Tout au long de mon adolescence, j’ai continué à peindre, puis j’ai intégré l’Ecole des Beaux Arts de Budapest. J’ai continué mes études durant 14 ans, et obtenu 7 diplômes différents afin de devenir, entre autres, professeur de dessin et de fresque.
Qu’est ce qui inspire votre travail ?
Comme un musicien qui doit connaître ses gammes, je respecte toutes les périodes de la peinture. Mais mon oeuvre est complètement personnelle : je travaille avec mon langage, mes émotions, ma technique. Comme un roman, mes tableaux racontent une histoire, un itinéraire. Un peu comme un carnet de voyage en fait ! Par exemple, une de mes peintures de Tahiti a été inspirée par un séjour à Bora-Bora : j’ai mis une carte, des inscriptions …
Pouvez-vous décrire votre style ?
Le style est une nouvelle forme de figuration et c’est d’ailleurs le titre de mon livre : GEFRODINSPEX (post figuration). C'est à dire le style, le langage, l’ambiance… C’est une nouvelle forme de figuration post moderne, entre réalisme et abstraction. D’autre part, mon travail est très inspiré de la photographie ou du cinéma : j’utilise le même cadrage car, pour moi, il fait partie du monde actuel. Mais l’art contemporain dans sa globalité est très difficile à percevoir : les styles sont très complexes, ils sont moins définis qu’avant, tout comme dans la mode ou l’architecture d’ailleurs : tout se mélange, les styles, les époques …
Vous exposez dans de nombreuses galeries à travers le monde. La reconnaissance du public est importante pour vous ?
J’ai quitté la Hongrie avant la chute du mur, dans des conditions très difficiles. Alors, lorsque j’y suis retourné dans le cadre d’une expo au château de Budapest, cette reconnaissance a pris une dimension particulière ! C’était plus qu’un succès artistique, c’était le retour de l’enfant du pays après un long voyage. C’était un vrai plaisir de voir des amateurs visiter l’expo, plus que de savoir s’ils achetaient des tableaux !
Vous représentez souvent de très beaux objets et vous avez créé « The Meeting of Big Spirits » pour la maison Moët Hennessy. Quel est votre rapport au monde du luxe ?
Le luxe fait partie des valeurs d’une culture et je le recherche à tous les niveaux ! Il est aussi bien dans une balade solitaire que dans un cigare ou des souliers. LVMH, Vuitton ont su traverser les époques et les traduire : c’est ce qui fait d’elles de grandes maisons. Aujourd’hui, les mécènes sont aussi ces grands groupes, c’est sont les Médicis actuels ! Ils sont désormais plus présents dans le monde de l’art que ne peuvent l’être les monarchies ou l’aristocratie.
Quel est votre luxe personnel ?
Je pense que ce sont les voyages. Déjà, très jeune, je voyageais avec mes parents et j'ai vécu 5 ans en Afrique, au Mali !
J’aime les voyages au bout du monde, sur des îles lointaines (les Maldives, la Polynésie…) ou au cœur des villes qui grouillent de monde et de culture comme New York, Singapour, Tokyo ... Je profite du moment, des émotions et des choses que j 'apprend. Après réflexion, j'essaye de partager ces émotions avec les spectateurs, à travers mes tableaux.
Pour moi le luxe, est toujours d'aller jusqu'au bout de ses rêves !
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Découvrez les oeuvres d'Anton Molnar cet été lors de son exposition à Monaco : du 19 Juin au dèbut Juillet 2009, à l’Opéra Gallery de Monaco.
Opéra Gallery
1 avenue Henry Dunant
Palais de La Scala. Monaco
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